Description du projet

Virginie Rochetti

Virginie Rochetti mène un travail transdisciplinaire entre performance, vidéo, peinture, broderie… Ses sujets de prédilection sont les relations que nous entretenons en tant qu’êtres humains avec le monde qui nous entoure, que ce soit le monde naturel ou le monde social.

Dans Pour une Edda des baleines, elle nous parle des océans, des baleines qui chantent et possèdent leurs propres cultures, selon les dernières recherches scientifiques. L’artiste brode leur chant, la trace graphique de leur enregistrement, et leur crée un lieu de mémoire, mausolée de toile, brodé et sonore.
Dans les Fata Morgana, elle s’interroge sur les ombres, les faux-semblants, et la beauté qui nous assaille dans la surprise et l’imaginaire. Elle cultive un blob.

Virginie Rochetti a exposé en Corée, en Russie, à la biennale de Kaunas et de Mexico, à la galerie Saatchi de Londres, et dans divers centres d’art en France.

Exposition

FATA MORGANA.3 - Lavis numérique

Du 09 au 20 décembre 2019, à la Mairie du 12e
lundi, mardi, mercredi et vendredi de 8h30 à 17h00
jeudi de 8h30 à 19h30

Au Moyen-Âge, la fée Morgane avait le pouvoir d’élever des palais au-dessus des flots. Les premiers navigateurs en quête de nouvelles routes se trouvèrent, dans le détroit de Messine, face à une fata morgana infranchissable… La fata morgana est un type particulier de mirage, composé de plusieurs images superposées qui semblent des palais flottants sur l’horizon.

Les mirages, les songes, les illusions… Tout ce qui enchante le monde nous fait meilleurs.
Tout ce qui, dans les temps troublés, nous aide à franchir les passages – un visage rencontré, un rire, des chimères, des animaux hybrides, un vivant transversal – nous porte vers la vie et la joie.
À l’instar de Saint-Julien qui aidait à franchir le passage, à soigner les maladies, je cherche en tant qu’artiste à adoucir les maux, les mots. Je parle avec le noir de l’encre, l’ombre et la lumière, les matériaux. Le paysage entre en résonance avec les visages croisés, qui se superposent avec des personnages rêvés, totems de fantaisie, images mentales fragiles. Ils créent ensemble un voyage à la fois ancré dans le réel et dans les mondes intérieurs.

Cette série fait partie d’une exposition créée pour la chapelle Saint-Julien du Petit-Quevilly. Initiée en résidence grâce à Hou Sun Ha à Rhizome (Masan-Changwon, Corée), elle a été en partie réalisée au 100ecs.